lundi 1 février 2010

Économie : à la conquête de l'Inde

"Avec 1.1 milliards d'habitants, l'Inde est maintenant la 10e économie mondiale. En 2008-2009, elle a connu un accroissement de son PIB de 6.7%, et ce, malgré le ralentissement économique." (Marie Tison, La Presse, le 29 janvier 2010)

Notre premier ministre Jean Charest se trouve présentement à Mumbai depuis hier avec 130 participants, dont 90 dirigeants d'entreprise québécois, en mission pour renforcer les liens économiques et ouvrir davantage les portes vers le marché indien. La méga-locomotive américaine ne pouvant plus nous tirer, nous nous tournons vers de nouveaux horizons.

Je suis pharmacienne, pas économiste, mais je peux vous dire que je suis à 100% d'accord avec cette mission.

Contrairement à la Chine, 6% de la population indienne parle anglais. Bon, il s'agit un anglais particulier, reprenant des mots datant de l'époque coloniale comme "splendid" ou "nonsense" avec un accent que je qualifierais d'effervescent, mais qui est néanmoins tout à fait intelligible.

Commerçants-nés, les Indiens ne ratent jamais une occasion d'affaires. Laveurs d'oreille en plein air, diseurs de bonne-aventure, guides touristiques improvisés et vendeurs de n'importe quoi sur les trottoirs, ils sont toujours à l'affût d'une nouvelle façon de faire quelques roupies. Car en Inde, personne ne peut compter sur les programmes sociaux pour maintenir sa subsistance.

De plus, il paraît que la corruption est rare en Inde, par opposition à la Russie. Selon John-Paul MacDonald, vice-président principal de Bombardier (qui emploie 1200 personnes en Inde), les Indiens seraient très travaillants, organisés, mais plus gênés qu'ici. Ils n'interpelleraient jamais le patron. Serait-ce un vestige du système des castes sociales?

Alors oui, favorisons les partenariats d'affaires en Inde. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous fermer à un marché de 1.1 milliards d'individus. Nous avons le choix : soit on embarque dans le train, soit on le regarde passer. Bien sûr, le voyage sera cahoteux, mais je ne crois pas que ce train-là ne s'apprête à dérailler bientôt.

1 commentaire:

  1. Il sera intéressant de surveiller les fruits de ces rencontres économiques Québec-Inde. Je crois toutefois que la récente expérience des Indiens avec l'amiante ne nous ait causé du tort. C'est à suivre...

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