Durant mes 3 jours de trek dans la jungle montagneuse du nord de la Thailande, j'ai eu l'occasion de dormir sur le sol des huttes situees dans les "hill tribe villages" (aussi appelees "hell-tribe villages" sur certaines affiches promotionnelles dont l'orthographe anglais est de qualite douteuse!)
Un "hill tribe" est une tribu issue des descendants de populations ayant emigre de la Chine et du Tibet durant les siecles derniers. Ils habitent maintenant les regions isolees en bordure de la Thailande, du Myanmar et du Laos. Les 6 tribus principales sont les Akha, les Lahu, les Karen (celebres pour les femmes au long cou), les Hmong et les Lisu.
Ces communautes parlent toutes un dialecte qui leur est propre, vivent comme au moyen-age, mangent de la viande de chien (le St-Bernard etant la variete plus recherchee), se reproduisent entre cousins et pratiquent des cultes similaires au voodoo. Certains fument encore de l'opium a longueur de journee.
Vu l'engouement grandissant pour le tourisme culturel en Thailande, le gouvernement a choisi d'offrir des subventions a ces villages afin qu'ils puissent continuer a vivre selon leurs coutumes anciennes, garantissant ainsi une affluence de touristes dans la region.
Ma premiere question est la suivante : croyez-vous que le gouvernement aide ces gens en leur permettant de survivre "artificiellement" dans de telles conditions?
Ma deuxieme question est la suivante : que pensez-vous que ca goute, du chien?
lundi 30 novembre 2009
mercredi 25 novembre 2009
Aujourd'hui Chiang Mai, demain Chiang Rai
Apres avoir passe quelques jours a Bangkok, puis a Chiang Mai, je suis prete a donner mes impressions de la Thailande jusqu'a present...
Le paysage : vegetation tropicale, montagnes, villages charmants et temples bouddhistes partout. Fait etrange : ils ont un fetiche pour la couleur rose nanane. Meubles, taxis, uniformes d'ecoliers... tout semble appartenir a fraisinette.
Les gens : sympathiques et discrets, par opposition aux touristes en bedaine qui boivent de la biere en pleine rue a toute heure du jour. Comme l'industrie du tourisme est en pleine effervescence, la veritable culture Thai est difficile a saisir. J'espere pouvoir vous en dire davantage dans quelques jours, apres mon trek autour du triangle d'or.
La nourriture : des fruits, des fruits, des fruits!!! Je ne savais pas qu'il existait une telle variete sur notre planete. Le matin, le parfum du riz au jasmin nous reveille et le soir, les multiples "stands" offrant grillades et nouilles frites nous interpellent. Tout est delicieux, mais donne le va-vite.
J'ai participe a un cours de cuisine aujourd'hui (le prof etait le travesti "la plus belle" que je n'avais jamais vue - ceux qui etaient a San Francisco avec moi ont vu un exemple du meme genre, mais en moins charmant).
A mon retour, j'invite tout le monde a un festin Thai!
Le paysage : vegetation tropicale, montagnes, villages charmants et temples bouddhistes partout. Fait etrange : ils ont un fetiche pour la couleur rose nanane. Meubles, taxis, uniformes d'ecoliers... tout semble appartenir a fraisinette.
Les gens : sympathiques et discrets, par opposition aux touristes en bedaine qui boivent de la biere en pleine rue a toute heure du jour. Comme l'industrie du tourisme est en pleine effervescence, la veritable culture Thai est difficile a saisir. J'espere pouvoir vous en dire davantage dans quelques jours, apres mon trek autour du triangle d'or.
La nourriture : des fruits, des fruits, des fruits!!! Je ne savais pas qu'il existait une telle variete sur notre planete. Le matin, le parfum du riz au jasmin nous reveille et le soir, les multiples "stands" offrant grillades et nouilles frites nous interpellent. Tout est delicieux, mais donne le va-vite.
J'ai participe a un cours de cuisine aujourd'hui (le prof etait le travesti "la plus belle" que je n'avais jamais vue - ceux qui etaient a San Francisco avec moi ont vu un exemple du meme genre, mais en moins charmant).
A mon retour, j'invite tout le monde a un festin Thai!
vendredi 20 novembre 2009
Bangkok : choc culturel inverse
Bourree de pad-thai, un coup de soleil au visage et une repousse de cheveux pales qui commence a paraitre, je profite de ma 3e journee a Bangkok. Pour la premiere vois depuis mon depart de Montreal, je realise que voyager peut etre facile et confortable.
Ce retour a la "civilisation" fut bien merite, puisque j'ai du transiter par Mumbai pendant 24 heures a mon retour de Kathmandu, puis prendre un vol de nuit assez penible. L'avion etait rempli d'Indiens en etat d'ebriete, car la compagnie Air India a eu la brillante idee de servir du whisky a bord. Impossible de fermer l'oeil. Ceux qui disent que "l'alcool, c'est mal" ont tout a fait raison.
Dans le taxi thailandais rose fluo, j'ai vecu un choc culturel inverse.
Habituee a une conduite automobile qui donnait tout son sens a l'expression "la valeur de la vie n'est pas la meme en Inde", je fus presque decue de voir le chauffeur respecter le code de la route. J'avais envie de lui proposer de rouler dans l'accotement : il n'y a rien de mieux pour depasser le traffic et faire couler un peu d'adrenaline a l'indienne!
Ultra-moderne, propre et ordonnee, Bangkok est une ville agreable a visiter. Et je ne suis pas la seule a le trouver : les hordes de touristes se promenant "gaiement" dans les rues en temoignent bien.
Ce retour a la "civilisation" fut bien merite, puisque j'ai du transiter par Mumbai pendant 24 heures a mon retour de Kathmandu, puis prendre un vol de nuit assez penible. L'avion etait rempli d'Indiens en etat d'ebriete, car la compagnie Air India a eu la brillante idee de servir du whisky a bord. Impossible de fermer l'oeil. Ceux qui disent que "l'alcool, c'est mal" ont tout a fait raison.
Dans le taxi thailandais rose fluo, j'ai vecu un choc culturel inverse.
Habituee a une conduite automobile qui donnait tout son sens a l'expression "la valeur de la vie n'est pas la meme en Inde", je fus presque decue de voir le chauffeur respecter le code de la route. J'avais envie de lui proposer de rouler dans l'accotement : il n'y a rien de mieux pour depasser le traffic et faire couler un peu d'adrenaline a l'indienne!
Ultra-moderne, propre et ordonnee, Bangkok est une ville agreable a visiter. Et je ne suis pas la seule a le trouver : les hordes de touristes se promenant "gaiement" dans les rues en temoignent bien.
Ames sensibles s'abstenir!
Maintenant que je ne suis plus dans un pays en developpement, je peux devoiler mon "top-10 des moments perturbants" de voyage (sans craindre d'inquieter inutilement maman et papa).
10- Utiliser le service de buanderie du guesthouse et realiser que non seulement mes vetements sentent encore le "swing", mais qu'ils ont en plus absorbe une vague odeur de roti d'agneau.
9- Etre invitee a souper dans une famille indienne, pour me faire servir par un garcon de 7 ans, nu-pieds et mal habille. Lorsque j'ai demande son nom, ils m'ont dit de l'appeler simplement "little boy". J'ai ensuite compris qu'il s'agissait d'un membre d'une caste inferieure et que sa destinee etait de demeurer a leur service toute sa vie.
8- En sortant de l'autobus, me faire entourer par une maree incroyable d'enfants aux yeux maquilles de noir qui essayaient d'ouvrir mon sac a dos, s'accrochaient a mes bras, saisissaient mon appareil-photo et mettaient les mains dans mes poches en m'appelant "madame rupie".
7- Observer une femme ramasser de la bouse de vache et la petrir de maniere a former des galettes parfaites qui serviront de combustible. (PS : les Indiens mangent avec leurs mains).
6- Voir des chiens errants avec la peau en lambeaux ou les yeux sortis de leur "socket" qui deambulaient les rues.
5- Acheter une bouteille d'eau de source, en boire la moitie pour realiser ensuite qu'elle etait de couleur brunatre en la comparant a une autre bouteille. (PS : toujours verifier si les bouteilles sont scellees!!)
4- Me battre pour enlever les sangsues collees a mes chevilles apres une marche dans la jungle.
3- Prendre une bouchee de mon veggie-burger et croquer quelque chose qui rappelle une arrete de poisson, pour constater qu'il s'agissait d'une epingle rouillee. (Imaginez si je l'avais avalee...)
2- Me faire suivre par 3 chiens errants sur la plage de Goa qui me mordillaient les chevilles en jappant, les babines bien relevees. En vraie guerriere, j'ai reussi a les chasser en simulant des coups de baton et en leur criant des insanites.
1- Voici sans-contredit le pire moment de mon voyage : lorsque je me suis evanouie dans le metro de Delhi a cause de la fatigue, de la deshydratation et de la pollution. J'ai repris connaissance par terre, mes baggages eparpilles autour de moi et entouree d'innombrables inconnus... I praise the lord to be alive.
Alors voila! Mais la bonne nouvelle, c'est que tout cela est derriere moi et que je ne regrette rien. Malgre tout, je garde une impression positive de mon voyage. Certaines personnes que j'ai rencontrees ont des histoires encore plus extremes, sans farces!
10- Utiliser le service de buanderie du guesthouse et realiser que non seulement mes vetements sentent encore le "swing", mais qu'ils ont en plus absorbe une vague odeur de roti d'agneau.
9- Etre invitee a souper dans une famille indienne, pour me faire servir par un garcon de 7 ans, nu-pieds et mal habille. Lorsque j'ai demande son nom, ils m'ont dit de l'appeler simplement "little boy". J'ai ensuite compris qu'il s'agissait d'un membre d'une caste inferieure et que sa destinee etait de demeurer a leur service toute sa vie.
8- En sortant de l'autobus, me faire entourer par une maree incroyable d'enfants aux yeux maquilles de noir qui essayaient d'ouvrir mon sac a dos, s'accrochaient a mes bras, saisissaient mon appareil-photo et mettaient les mains dans mes poches en m'appelant "madame rupie".
7- Observer une femme ramasser de la bouse de vache et la petrir de maniere a former des galettes parfaites qui serviront de combustible. (PS : les Indiens mangent avec leurs mains).
6- Voir des chiens errants avec la peau en lambeaux ou les yeux sortis de leur "socket" qui deambulaient les rues.
5- Acheter une bouteille d'eau de source, en boire la moitie pour realiser ensuite qu'elle etait de couleur brunatre en la comparant a une autre bouteille. (PS : toujours verifier si les bouteilles sont scellees!!)
4- Me battre pour enlever les sangsues collees a mes chevilles apres une marche dans la jungle.
3- Prendre une bouchee de mon veggie-burger et croquer quelque chose qui rappelle une arrete de poisson, pour constater qu'il s'agissait d'une epingle rouillee. (Imaginez si je l'avais avalee...)
2- Me faire suivre par 3 chiens errants sur la plage de Goa qui me mordillaient les chevilles en jappant, les babines bien relevees. En vraie guerriere, j'ai reussi a les chasser en simulant des coups de baton et en leur criant des insanites.
1- Voici sans-contredit le pire moment de mon voyage : lorsque je me suis evanouie dans le metro de Delhi a cause de la fatigue, de la deshydratation et de la pollution. J'ai repris connaissance par terre, mes baggages eparpilles autour de moi et entouree d'innombrables inconnus... I praise the lord to be alive.
Alors voila! Mais la bonne nouvelle, c'est que tout cela est derriere moi et que je ne regrette rien. Malgre tout, je garde une impression positive de mon voyage. Certaines personnes que j'ai rencontrees ont des histoires encore plus extremes, sans farces!
lundi 16 novembre 2009
Le "REAL" backpacker
Au Nepal, j'ai eu droit a un coup d'oeil privilegie sur l'univers secret et mysterieux des "backpackers".
Bienvenue dans un monde ou votre valeur est determinee par le poids de votres sac a dos; la legerete de celui-ci etant un gage de respect. Si vous avez la naivete de payer plus que 10$ US la nuit pour votre "hostel" et que vos vetements sont assortis (ou propres!), vous pouvez bien retourner chez vous.
Seuls les individus a la capacite surhumaine de passer 12 heures dans un autobus local sans toilette pour faire 300km auront droit au titre exclusif de "backpackers". Bien entendu, des points supplementaires sont octroyes a ceux qui font le voyage sur le toit du vehicule en question.
Un backpacker ne paie jamais le prix indique, il faut TOUJOURS negocier : du prix d'un tour de velo-rickshaw jusqu'a la valeur d'un rouleau de papier de toilette. C'est une question d'honneur. Habitue des douches froides, des toilettes dignes de celles d'une prison medievale et de la nourriture bon-marche, le backpacker n'hesite pas a discuter des activites de ses intestins autour d'une biere locale.
Ces neo-gypsies venus d'Europe ou d'Amerique remplissent cafes-internets, restaurants et bars pour parler de leur periple ou planifier leur prochaine aventure. Derriere leur semblant de nonchalance se cache un esprit de competition : qui osera aller le plus au-dela des sentiers battus? Qui aura les photos les plus extraordinaires ou les anecdotes les plus absurdes?
Bienvenue dans un monde ou votre valeur est determinee par le poids de votres sac a dos; la legerete de celui-ci etant un gage de respect. Si vous avez la naivete de payer plus que 10$ US la nuit pour votre "hostel" et que vos vetements sont assortis (ou propres!), vous pouvez bien retourner chez vous.
Seuls les individus a la capacite surhumaine de passer 12 heures dans un autobus local sans toilette pour faire 300km auront droit au titre exclusif de "backpackers". Bien entendu, des points supplementaires sont octroyes a ceux qui font le voyage sur le toit du vehicule en question.
Un backpacker ne paie jamais le prix indique, il faut TOUJOURS negocier : du prix d'un tour de velo-rickshaw jusqu'a la valeur d'un rouleau de papier de toilette. C'est une question d'honneur. Habitue des douches froides, des toilettes dignes de celles d'une prison medievale et de la nourriture bon-marche, le backpacker n'hesite pas a discuter des activites de ses intestins autour d'une biere locale.
Ces neo-gypsies venus d'Europe ou d'Amerique remplissent cafes-internets, restaurants et bars pour parler de leur periple ou planifier leur prochaine aventure. Derriere leur semblant de nonchalance se cache un esprit de competition : qui osera aller le plus au-dela des sentiers battus? Qui aura les photos les plus extraordinaires ou les anecdotes les plus absurdes?
mercredi 11 novembre 2009
Croisements religieux
A votre avis, quelle est la religion predominante au Nepal : l'hindouisme ou le bouddhisme? Les deux semblent tellement omnipresentes...
Depuis que je suis ici, je cherche a connaitre la reponse a cette question, sans succes. Le Lonely Planet ou autres guides ne se prononcent pas, les gens a qui je pose la question me regardent de facon perplexe et l'affiliation officielle des temples est difficile a determiner.
C'est que ces 2 religions se cotoient si intimement au Nepal, qu'elles se sont influencees mutuellement. Un temple bouddhiste nepalais peut tres souvent heberger quelques statues de Shiva ou de Ganesh a cote du stupa et personne ne s'en formalise. C'est normal.
Ca me fait realiser de facon frappante a quel point les rituels religieux sont la reflexion de la culture environnante et non du message religieux lui-meme.
Par exemple, en Inde, il fallait enlever nos souliers dans les eglises catholiques, tout comme dans les temples hindus.
Qui a l'autorite pour decider ca? Faudrait que quelqu'un m'explique.
Demain, je mets l'aspect culturel et religieux de cote, car nous partons pour une expedition a travers le parc national de Chitwan pour quelques jours.
Depuis que je suis ici, je cherche a connaitre la reponse a cette question, sans succes. Le Lonely Planet ou autres guides ne se prononcent pas, les gens a qui je pose la question me regardent de facon perplexe et l'affiliation officielle des temples est difficile a determiner.
C'est que ces 2 religions se cotoient si intimement au Nepal, qu'elles se sont influencees mutuellement. Un temple bouddhiste nepalais peut tres souvent heberger quelques statues de Shiva ou de Ganesh a cote du stupa et personne ne s'en formalise. C'est normal.
Ca me fait realiser de facon frappante a quel point les rituels religieux sont la reflexion de la culture environnante et non du message religieux lui-meme.
Par exemple, en Inde, il fallait enlever nos souliers dans les eglises catholiques, tout comme dans les temples hindus.
Qui a l'autorite pour decider ca? Faudrait que quelqu'un m'explique.
Demain, je mets l'aspect culturel et religieux de cote, car nous partons pour une expedition a travers le parc national de Chitwan pour quelques jours.
lundi 9 novembre 2009
Kathmandu
Wow... les 3 derniers jours passes a Kathmandu avec Emilie ont ete tout simplement exaltants!
Apres l'Inde, le Nepal represente un havre de tranquilite, de civilisation et de proprete plus que bienvenu. Et je ne suis meme pas sortie de la grosse ville encore!
Chaque coin de cette ville cache des tresors anciens, des merveilles architecturales et des oeuvres d'art a faire palir de jalousie l'amateure qui sommeille en moi. Il fait 25 degres le jour et 10 degres la nuit. La perfection.
Nous mangeons des momos dans chaque "rooftop restaurant" qu'on voit, en buvant la biere "Everest" et en contemplant la chaine de montagnes la plus hallucinante du monde. Le bonheur.
Apres l'Inde, le Nepal represente un havre de tranquilite, de civilisation et de proprete plus que bienvenu. Et je ne suis meme pas sortie de la grosse ville encore!
Chaque coin de cette ville cache des tresors anciens, des merveilles architecturales et des oeuvres d'art a faire palir de jalousie l'amateure qui sommeille en moi. Il fait 25 degres le jour et 10 degres la nuit. La perfection.
Nous mangeons des momos dans chaque "rooftop restaurant" qu'on voit, en buvant la biere "Everest" et en contemplant la chaine de montagnes la plus hallucinante du monde. Le bonheur.
samedi 7 novembre 2009
Le Nepal : premieres impressions
Les Himalayas comme paysage lointain. Des touristes "tree-huggers" vetus de North Face comme paysage rapproche.
Mon guest-house tout mignon a 8$ la nuit, situe tout pres des restaurants, cafes, librairies. Des gens locaux discrets et polis.
Photos promises demain!
Mon guest-house tout mignon a 8$ la nuit, situe tout pres des restaurants, cafes, librairies. Des gens locaux discrets et polis.
Photos promises demain!
mercredi 4 novembre 2009
Voyager en Inde : le feriez-vous?
A mon avis, pour apprecier un voyage en Inde, il faut etre pret a certaines choses...
1- Sacrifier l'idee meme de la proprete et de l'espace personnel.
2- Remplacer la colere par la patience. C'est le point le plus difficile, car chaque jour on peut trouver de nouvelles raisons de s'enrager contre ce pays et les gens qui y vivent... Apres un certain temps, on realise que c'est inutile de resister. Il n'y a tout simplement pas d'espace pour se facher. Cette emotion ne leur semble pas familiere, de toute facon.
3- Accepter d'etre soi-meme un spectacle constant. Je vois cela comme la taxe a mon propre voyeurisme. (Mais quel paradis de la photographie!!!)
4- Accepter d'avoir regulierement des conversations denuees de toute logique. En voici un exemple...
touriste occidentale : "Can you Indian people ever say no?"
Indien(ne) : "Yes, madam."
touriste occidentale : "Then say it please!"
Indien(ne) : "Yes, madam."
5- Avoir le sens de l'humour : l'Inde ne manque pas d'occasions de se dilater la rate, croyez-moi! Dans quel autre pays verrez-vous des hommes dont le prenom est "Manmeet"? Que repondre a un diseur de bonne aventure qui vous offre un "hand job" en voulant simplement lire l'avenir dans la paume de votre main? Tout simplement pissant.
S'il est impossible pour vous de concevoir de mettre en application ces 5 principes de base, vous pouvez toujours venir en Inde, mais vous risquez de proclamer : "I'll Never Do It Again!"
1- Sacrifier l'idee meme de la proprete et de l'espace personnel.
2- Remplacer la colere par la patience. C'est le point le plus difficile, car chaque jour on peut trouver de nouvelles raisons de s'enrager contre ce pays et les gens qui y vivent... Apres un certain temps, on realise que c'est inutile de resister. Il n'y a tout simplement pas d'espace pour se facher. Cette emotion ne leur semble pas familiere, de toute facon.
3- Accepter d'etre soi-meme un spectacle constant. Je vois cela comme la taxe a mon propre voyeurisme. (Mais quel paradis de la photographie!!!)
4- Accepter d'avoir regulierement des conversations denuees de toute logique. En voici un exemple...
touriste occidentale : "Can you Indian people ever say no?"
Indien(ne) : "Yes, madam."
touriste occidentale : "Then say it please!"
Indien(ne) : "Yes, madam."
5- Avoir le sens de l'humour : l'Inde ne manque pas d'occasions de se dilater la rate, croyez-moi! Dans quel autre pays verrez-vous des hommes dont le prenom est "Manmeet"? Que repondre a un diseur de bonne aventure qui vous offre un "hand job" en voulant simplement lire l'avenir dans la paume de votre main? Tout simplement pissant.
S'il est impossible pour vous de concevoir de mettre en application ces 5 principes de base, vous pouvez toujours venir en Inde, mais vous risquez de proclamer : "I'll Never Do It Again!"
Un mois en Inde : le bilan
Apres pres de 30 jours en Inde, je m'envolerai vers le Nepal. Je serai donc a Kathmandu le 7 novembre, ce qui mettra fin a mon sejour au pays des contradictions, du cricket et des vaches sacrees.
Assise sur mon balcon a Udaipur, j'observe le majestueux palais situe sur l'autre rive du lac Pichola. Des femmes en saris colores lavent leurs vetements quelques etages plus bas a grands coups de baton, le rythme s'harmonisant aux chants provenant du temple hindu quelques metres plus loin.
Le bruit de klaxons laisse deviner la frenesie du centre-ville qui abrite vendeurs d'epices, de soie, de samosas et d'a peu pres tout ce qu'on peut imaginer. Une perruche sauvage se pose pres de moi et m'observe attentivement, ce qui rappelle le comportement des Indiens qui ne comprennent pas le concept de "se garder une petite gene".
Dans l'air, on decele un melange d'odeurs se declinant sur les themes suivants : cardamome, diesel, jasmin, fumee de bouse de vache sechee (servant a chauffer les maisons des pauvres), gingembre, vapeurs des egouts, friture et encens au patchouli.
Ici a Udaipur, je me repose pour la premiere fois depuis que je me trouve dans le nord du pays.
Je ne vous le cacherai pas, l'Inde est extremement epuisante a visiter. Les mendiants, la pollution, la surpopulation, le manque d'efficacite et d'organisation en general, et SURTOUT la persistance des marchands de toutes sortes peuvent faire oublier la beaute du Taj Mahal, du fort de Jaipur ou des temples de Madurai.
Car ici, opulentes merveilles cotoient horreurs inimaginables. Spiritualite, philosophie du contentement et absence de cynisme se heurtent a la modernisation et a la societe de consommation.
Je dois avouer que j'ai eu beaucoup de difficulte a composer ce message recapitulatif. Pourquoi? Parce que l'Inde se vit, elle ne se decrit pas. Vous pouvez bien quitter l'Inde, mais elle, elle ne vous quittera jamais.
Assise sur mon balcon a Udaipur, j'observe le majestueux palais situe sur l'autre rive du lac Pichola. Des femmes en saris colores lavent leurs vetements quelques etages plus bas a grands coups de baton, le rythme s'harmonisant aux chants provenant du temple hindu quelques metres plus loin.
Le bruit de klaxons laisse deviner la frenesie du centre-ville qui abrite vendeurs d'epices, de soie, de samosas et d'a peu pres tout ce qu'on peut imaginer. Une perruche sauvage se pose pres de moi et m'observe attentivement, ce qui rappelle le comportement des Indiens qui ne comprennent pas le concept de "se garder une petite gene".
Dans l'air, on decele un melange d'odeurs se declinant sur les themes suivants : cardamome, diesel, jasmin, fumee de bouse de vache sechee (servant a chauffer les maisons des pauvres), gingembre, vapeurs des egouts, friture et encens au patchouli.
Ici a Udaipur, je me repose pour la premiere fois depuis que je me trouve dans le nord du pays.
Je ne vous le cacherai pas, l'Inde est extremement epuisante a visiter. Les mendiants, la pollution, la surpopulation, le manque d'efficacite et d'organisation en general, et SURTOUT la persistance des marchands de toutes sortes peuvent faire oublier la beaute du Taj Mahal, du fort de Jaipur ou des temples de Madurai.
Car ici, opulentes merveilles cotoient horreurs inimaginables. Spiritualite, philosophie du contentement et absence de cynisme se heurtent a la modernisation et a la societe de consommation.
Je dois avouer que j'ai eu beaucoup de difficulte a composer ce message recapitulatif. Pourquoi? Parce que l'Inde se vit, elle ne se decrit pas. Vous pouvez bien quitter l'Inde, mais elle, elle ne vous quittera jamais.
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